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Le Bain de Jouvence.
C’est un véritable bain de jouvence, que nous avons tous pris,
pendant ce long week-end de juin 2010. En effet sous la pinède de la plage de l’Argentière sont arrivés par groupes de nombreux
saint-eugénois dont quelques néophytes, qui découvraient la convivialité chaleureuse présidant à notre désormais classique réunion de juin. C’est surtout le quartier élargi des Deux-Moulins qui bénéficiait de « viande fraîche ». De La Vigie au boulevard Victor-Hugo sur les hauteurs de La Poudrière, voire de Saint-Eugène centre, nous avons vu débarquer dans l’ordre des lieux-dits Martial Mélis-Granval et Nathalie, puis Richard Llorens, qui n’a pas manqué l’occasion de verser quelques larmes, Jacques Pennacchio, vieux pionnier de l’an dernier, la fratrie Bellan au grand complet avec Nanie et Monika, Marc Bagou tout éberlué de retrouver tous ses copains de quartier, Robert Amar le néo-Rouennais et Marc Astier mon fidèle compagnon de Fac de Chimie, accompagné de son petit frère, qui avait réussi à le convaincre d’assister à la cinquième édition de l’Argentière. Tous ces petits nouveaux nous ont semblé apprécier la présence des 400 habitués, qui retrouvaient le parfum des pinèdes de Sidi-Ferruch ou de Staouëli, qui avaient en leur temps vu défiler quelques « mounas ». La différence essentielle étant que les gosses de Sidi-Ferruch et de Staouëli avaient ce jour-là revêtu assez dignement leur costume de septuagénaire consacré. Quelques fois la reconnaissance du bonhomme pouvait perturber les souvenirs de « l’ex-yaouled », qui n’avait qu’une seule crainte, celle de se tromper de nom. Mais que dire de l’éberluement de Martial Mélis-Granval quand Jacky Bénéjam, lui-même tout étonné de le revoir, lui rappelait les « Voilà Martial » du perroquet familial au château Granval, qui devait rapidement devenir pour tous l’Ecole des Deux-Moulins. Il n’y avait qu’à voir Edith, l’épouse de Lulu l’Oranais (Quelle horreur, mais comment peut-on être oranais ?), montrer à Richard Llorens les photos de classes, où l’on pouvait reconnaître outre les deux complices : Michel Di Siena, Maurice Nocchi et autres présents sous les pins. Les parties de rigolade éclataient de toutes parts et je retiendrai pour ma part le récit pagnolien très réussi de Maurice Nocchi décrivant la mort annoncée de Georges Renard dans un hôpital niçois. Nous avons tellement ri qu’Alain Bellan, pour certainement reposer sa rate quelques instants, demanda à Maurice « de la faire plus brève ». Il faut dire que le petit-fils de Télesphore Nocchi, ex-premier adjoint au maire de Maître Raymond Laquière, n’a pas son pareil pour attendre le temps qu’il faut pour placer une chute d’histoire ou prendre la pause pour attiser l’attention de ses auditeurs. Ce fut vraiment un moment d’anthologie. Merci Maurice pour ce numéro très réussi, qui en fait ne réunissait que des copains très proches les uns des autres, puisqu’il s’agissait de
Jean-Pierre et Alain Bellan et des « jumeaux des Deux-Moulins », comme les désignaient les gosses du quartier. Et dans les pins de La Londe, regardant et écoutant les conteurs, j’entendais personnellement frissonner les aiguilles et sentais quelques ombres qui planaient au-dessus de nous. Pierre Bellan, notre papa de volley-ball, Noël Segond celui sans qui nous ne saurions toujours pas nager, Bibiche ou Quicou le petit-frère qui nous manqua beaucoup, Jacques Lina beaucoup trop tôt disparu, Jean-Pierre Dahan, notre voisin d’immeuble au doux sourire, enlevé à notre affection par le maudit crabe, Mokhtar et Djaffar Bonazo, sans lesquels la pêche à la ligne serait restée un mystère, Negro et ses béquilles avec lesquelles il dribblait pendant nos interminables parties de foot et d’autres bien sûr, on ne peut pas tous les citer, passaient de branche en branche et nous couvaient du regard. Ils étaient heureux de voir que nous nous entendions si bien après les plus de 10 lustres qui nous avaient séparé. Mon Dieu que c’était bon ! Comme ont été gais les instants de retrouvailles et difficiles voire douloureuses les séparations. Richard je n’ai pas aimé du tout ce lundi matin où nous nous sommes quittés ! Il y avait quelque chose de dur qui nouait ma gorge et je n’apprécie pas d’autant que je crois que l’émotivité est plus difficile à contrôler chez le septuagénaire que chez l’adolescent. Mais tous ces instants de bonheur sont dus pour l’essentiel aux efforts, à l’abnégation, aux sacrifices des deux organisateurs France et Serge Domenech, puissamment aidés par les 2 régionaux du lieu que sont Alain Hanana et « Dédé » Turc, suivi comme son ombre par Sainte Janick. Merci à ces cinq-là et aux quelques bénévoles qui ont chargé et déchargé les chaises et tables municipales de La Londe les Maures, monté et démonté les panneaux de photos, le long de ces 3 jours de festivités … très réussies faut-il le souligner !
La Londe 2010 est finie, Vive La Londe 2011, qui se déroulera le dernier samedi de juin 2011.
Marc Stagliano
mstag06@free.fr |
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