Bernard Dufour - au 3eme Rpima en 1966 et 1967 - Puis moniteur PM Para grand Est - Devenu "ancien" puis "honoraire"
Dufour à Tavaux
saut en croix - transal
saut Champforgeuil
Dufour - PM Dijon
3eme Rpima à Pau 1966
Jean pierre  CHALANDE - 69/2a   1er Cie
Brevet  No 228480
Tel 06.77.04.82.35.
E mail  zzrider13@aol.com
Domicile marseille
Fait le THAD.
Jean Pierre au Tchad
Avis de recherche : Billot
Réunion d'anciens paras de Franche-Comté -
DUFOUR
ETE 1967 - PHOTO B.R. CHANAL
Tour d'atterrissage - Pau
Twists again...

Bernard DUFOUR - 2007

Ma " petite aventure " tout à fait improvisée entre La Gaude et Castellane le 15 novembre 2007...
ça
ressemblait beaucoup plus à l'hiver 56
qu'à la fête du Beaujolais nouveau en Provence ;-)

 

Jeudi 15 novembre 2007 Saint Albert 319-046 Beaujolais nouveau...
R80GSBasic 1992 avec 38068 km et gros bagages
Photos sur
demande ;-) :-) ;-)
De
Vence à Villaute sous la neige
Aventure polaire entre la
Baronne et Castellane
Entre 9 heures et 16 h 20'
Quatre-vingt-sept kilomètres en 7 h 20... 11,863636 km/h
Col de la Faye, 984 mètres d'altitude, 54e kilomètre, 10 h 20'...
dérapage non contrôlé et première glissade chutée... Joli posé
amorti sur le pare-cylindre et la sacoche gauche... Même pas mal...
Neuf heures...
La Baronne, commune de La Gaude, kilomètre 8 du CD 2209, en fait la
route de Saint-Laurent-du Var à Gattières... À l'horizon du nord une
gigantesque tempête de neige fait rage depuis l'aube sur le Mercantour
dont les sommets sont à la fois blancs de flocons et alternativement
masqués par le noir des nuages... Au sud c'est bien gris aussi et la
Côte d'Azur a un peu oublié sa spécificité de camaïeux bleuté
encadrant un lumineux soleil.
La machine est prête, niveau d'huile au ras, spécial 95 limite
débordement, valises latérales saturées, top case pas trop chargé (parce
que trop haut et influent énormément sur la maniabilité), le tout
dûment entrelacé par des sandows avec soin... Casse-croûte et gants
d'hiver juste sous la fermeture du sac, au cas où... Petit bricolage
d'extension sur les protège-mains avec de l'adhésif transparent car si
la neige est annoncée, la pluie elle, est déjà là et les premières
gouttes sont plutôt costaudes qui commencent à parsemer le bitume
bien lisse de la zone péri-urbaine et périlleuse de Nice.
Dernier apport à l'équipement - plusieurs couches de polaire, deux
épaisseurs de veste imper, surjean anti-eau, chaussures Soubirac
rangers, chaussettes montantes de descendeur à skis - avec deux tours de
cache-col, le casque jet et les lunettes puis les gants légers. En
attendant de tester la météo qui s'annonce vraiment hard côté frais et
humide, voire plus - dans le moins - si le négatif s'attaque au
thermomètre.
GO ! Benzaï !... Et tout et tout... " Le plus long voyage commence
comme le plus court... par le premier pas " disaient soi-disant les
anciens Chinois et certainement tous leurs collègues bipèdes pensants de la
même époque. Il suffit de remplacer " pas " par " tour de roue " et
le tour est joué pour adapter au troisième millénaire et au vingt et
unième siècle simultanément. Le flat-twin pas bien chaud n'a pas
l'air d'apprécier la première rampe en direction de Saint-Jeannet, pas
vraiment roide mais déjà bien lavée. Il y a assez lourd de bagagerie
et il vaut mieux tirer dans les trois mille tours jusqu'à la
stabilisation thermique du moteur à pétrole et à carburateurs dont la
conception remonte tout de même à plus de quatre-vingts ans. Et il faut
aussi que la bête s'échauffe les pignons de boîte, le cardan de
transmission et le renvoi d'angle final ; même si tout ça baigne dans
l'huile et dans la graisse. Quelques petites touches sur le disque avant pour
le mettre en éveil, test de la mâchoire arrière qui " frotte "
correctement sans bloquer et roule...
La visière a fait sa traditionnelle crise de buée et les lunettes
aussi, tandis que la pluie devient plus dense les goutelettes commencent
à déraper avec les courants d'air et la visibilité revient.
Décidément il pleut et pas pour rigoler. La roue avant arrose généreusement
les pieds et les voitures soulèvent un crachin épais qui s'ajoute à
l'ondée plutôt fraîchissante à mesure que la piste monte...

Neuf heures trente-six... ...La Baronne
Dix heures dix-neuf... ...Col de la Faye...

Midi...
...entre Vence et Castellane pas loin d'Escragnolles. Après quelques
glissades plus ou moins contrôlée la bête s'est posée carrément au
fond du fossé profond d'un mètre... Pas question de remonter même à
plusieurs. Une Land Rover " Defender " s'arrête d'où débarquent
deux candidats au secours. A fond de deuxième, les gars poussant comme
des sauvages, on remonte la cinquantaine de mètres du fossé qui
heureusement débouche sur un replat. Pas facile l'enduro avec bagages car les
sacoches coincent les jambes qui servent de propulseurs additifs...
Mais le pneu arrière pourtant destiné à la route et pas au tout
terrain " gras " (Metzeler Tourance pour les connaisseurs) fait merveille
dans ce fond de fossé plus mou que le beau verglas qui décore la
chaussée. On émerge sur un carrefour où est un alambic abrité par un
auvent qui s'est transformé en " auneige ", un peu précaire, mais tout de
même bien confortable pour se reposer quelques minutes. " Eh bien
merci beaucoup ! Eh bien y a pas de quoi !... " Le Land repart sans
problème puisqu'il est fait pour ça... C'était des Corses... Y sont
marrant ces Corses : chez eux y te tirent une balle pour trois fois rien ou
au mieux y te posent une bombe sous le véhicule et ici " en France " y
te filent un gros coup de main sans rien négocier... La mob est garnie
de neige des crampons jusqu'au guidon. Petit cérémonial pipi :
environ dix minutes de démontage des diverses couches de fermetures éclair
et de braguettes superposées avant d'affronter les courants d'air
glaciaux... Et voilà une chose de faite, les jambes se réchauffent
après ce rodéo dans le talus mais pas trop les pieds, toujours couverts de
glace, ni la tête encroûtée de givre sous la visière du casque
bloquée fermée. Photos souvenirs. Un monospace est en stationnement, son
pilote a l'air d'avoir des difficultés à redécoller malgré la
relative platitude de l'endroit. Une visite à ce voisin de déboires et il
me dit que c'est son frein à main qui est gelé... Ne jamais mettre
le frein à main quand la route projette du mouillé givrant ; mais
c'est quand on est coincé qu'on se rappelle de ces règles hivernales. En
tout cas son Volkswagen ne veut rien savoir et les roues avant
tratrices n'arrivent pas à faire décoller l'arrière... Tandis qu'un doberman
super énervé n'arrête pas de hurler tout crocs et incisives au
clair dans l'espace arrière où les man?uvres le bousculent allègrement.
Je dis au chauffeur - visiblement plus aguerri aux chauds rayons du
soleil italien du bord de Méditerranée qu'aux agressifs frimas du bas
des Alpes - d'essayer des " marche avant - marche arrière " alternées
pour déverrouiller ses disques arrières qui ne semblent vraiment pas
disposés à tourner trente-trois tours pas plus que quarante-cinq... Et
effectivement au bout de quelques avant-arrière ponctués des
hurlements du clébard la roue gauche bouge d'une dizaine de centimètres,
vers l'arrière, mais rebloque en direction de marche normale. Je retourne
à ma monture tandis que mon voisin de stationnement poursuit ses
velléités de décollage. Des voitures montent plus que prudemment, les "
pilotes " le plus souvent agrippés à leur volant et le regard rivé
sur la surface blanche où se succèdent des espaces de moindre
adhérence et de véritables patinoires polies, saupoudrées de flocons pour
mieux surprendre les apprentis Sébastien Loeb harcelés par leurs
copilotes apparemment effrayés par l'éventualité - d'ailleurs très
probable - de visiter le mur de calcaire à droite ou le trou à gauche et
vice versa...
Et un beau chasse-neige jaune repasse en laissant juste ce qu'il faut
de l'eau floconnée-gelée pour que les pneus ignorent la présence de
gravier et de goudron qui aident habituellement à rester en ligne. Des
quatre-quatre équipés de chaînes roulent tout simplement normalement
sous l'?il admirateur et envieux à la fois des naufragés de la Route
Napoléon qui garderont sans doute quelques souvenirs de ce quinze
novembre sans adhérence.
Pour mon compte je ne pensais pas faire un jour et quelque tiers de
siècle plus tard une réédition du rallye des Éléphants à tout juste
quarante bornes de la belle bleue du sud... À suivre...




Daniel BELOT, engagé de 1955 à 1958, affecté à l'E.J.A (escadron de jeeps armées) du Cpt LE BOUDEC, a participé avec le 3 à la Bataille d'Alger, a sauté sur TIMIMOUN et participé à toutes les opérations qui ont contribué à la Victoire militaire de l'Armée Française sur le terrain.
D.Belot à Bône, 1956
Infirmier de la Cie.
Le cantonnement
La tente-cuisine
Les cuistots
Le réfectoire
Adjudant Paris, porte-fanion
Capitaine Le Boudec et la "4".
4ème compagnie
General Massu, commandant Lenoir, colonel Bigeard
La revue du "3".
Cdt Lenoir, cdt X, Col. Bigeard.
Bigeard dit Bruno, Lenoir dit la Vieille, cdt X.
Massu décore les s/off
Les nouveaux médaillés militaires
Les récipiendaires
D.Belot pendant la Bataille d'Alger (1957).
La Casbah d'Alger.
Patrouille dans les rues d'Alger
Auteur : D.Belot (86.202.212.xxx)
Sujet : bataille d'Alger
Date : 18/11/2006 11:51:58

En fait, il y a eu 2 batailles d'Alger. La 1ère en Janvier 1957 après notre retour de Chypre ( Canal de Suez ) et la 2ème en Juillet de la même année. J'ai rassemblé mes souvenirs ( lointains, car cela va faire bientôt 50 ans !! )

Je crois me souvenir que c'était un après midi, il faisait beau, nous avons quitté notre base arrière de SIDI FERRUCH en jeep ( j'étais à l'escadron ) Mon commandant de compagnie était le capitaine Le Boudec ( un ancien de Diên Biên Phu ) Les compagnies du régiment sont arrivées dans Alger par des routes différentes. Nous nous sommes dirigés ver la Casbah et nous l'avons encerclée. Toutes les issues ont été bouclées, et il n'y avait plus moyen d'en sortir ou d'y rentrer sans être contrôlé. Puis nous nous sommes déployés à travers les ruelles de la Casbah afin d'y fouiller toutes les maisons suspectes qui nous avaient été signalées. Nous recherchions des caches d'armes et surtout les endroits où le FLN fabriquait ses bombes.
En fait, nous faisions le travail que la police avait été incapable de faire pendant l'absence du régiment. ( Suez ) Le FLN avait réussi à s'implanter dans Alger et y faisait régner une insécurité totale. Attentats à la bombe dans les lieux publiques, élimination des Algériens favorables à la France ainsi que des personnalités ect....D'ailleurs à ce propos, un jour on nous alerte pour nous dire qu'une explosion venait de se produire dans un quartier d'Alger, nous arrivons en jeep sur les lieux avec mon Cdt. de Cie et nous découvrons les restes d'un "FELLOUZ" qui avait sauté avec la bombe qu'il transportait. Il n'en restait pas grand chose et le spectacle n'était pas beau à voir. Ces bombes étaient de fabrication artisanale et n'étaient pas très sûres. Il fallait s'en débarrasser assez rapidement après qu'elles aient été armées, sinon BOUM !!!
Une petite anecdote qui me revient à l'esprit : Une nuit nous étions en patrouille dans les rues de la Casbah, nous recherchions une cache suite à des renseignements obtenus après interrogatoire ! Nous arrivons dans une ruelle au pied d'une maison, et là, nous voyons une porte plus ou en bon état ! Nous essayons d'entrer , mais la porte résiste ! Je dis à mes camarades de se pousser un peu pour que je puisse prendre mon élan afin d'enfoncer cette satanée porte ! La ruelle n'était pas très large, je prends mon élan, et je m'élanceen direction de la fameuse porte qui au moment où je la percute s'écroule sans plus de résistance, et emporté par mon élan, je vais m'écraser dans un panier d'oeufs !!!!! Pour de bon j'étais camouflé !!..... Inutile de vous parler des remarques de mes camarades et des rires qui s'en sont ensuivi !
Mais nous avons eu aussi des dégâts. Un caporal chef d'une compagnie autre que la mienne ayant découvert une bombe et ayant voulu la désamorcer a sauté avec et a été grièvement bléssé ! Perte d'un bras et d'un oeil.
Cette bataille d'Alger a durée jusqu'en Mars 1957. La ville a été purgée de ses éléments hostiles et nous sommes repartis sur le terrain, là où nous étions à notre aise en tant que soldat, et pas dans une ville pour jouer au flic! Ce n'était pas notre boulot.

AUBAGNE LE 10 NOVEMBRE 2006.
Ancien du 3ème RPC - 1955/1958 - N° de brevet para : 108 705

D.BELOT