




Dimanche 4 Juin 2006,
11 heures, plage de l'Argentière. Ils sont déjà là, tables et chaises de camping installées, afin de ne rien rater ! Embrassades, cris de joie, visages étonnés de revoir des copains...44 ans plus tard. Moments d'émotion, quand la voix se voile, le regard s'embue...instants forts, vite dissipés par les plaisanteries. Apéritif d'accueil bien organisé, avec la présence du maire de La Londe, qui nous souhaite la bienvenue de façon sympathique. Les agapes sont lancées ! On s'agglutine par rues, par quartiers. On papillonne d'une table à l'autre, le repas vite expédié, on a tant de choses à se raconter ! La réussite est totale, l'ambiance chaleureuse, certains repartiront aphones...Merci mille fois, et bravo à Serge et France Domenech et leurs aides, nous espérons bien que vous réussirez à organiser une prochaine sortie, avec probablement encore plus de succès, notre "téléphone arabe" étant déjà en marche
André Levy-Valensi













Décidément ce dimanche de Pentecôte 2006 n’était pas un dimanche comme les autres, du moins pour les quelque 150 Saint-Eugénois grand teint, qui étaient convenus de se rendre sur la plage de l’Argentière, à La Londe-les-Maures, dans le Var.
Cette réunion, à l’initiative de France et Serge Domenech, jamais en mal de réunir ces déracinés potentiels que sont les Nostalgériques de tout poil. Et ils avaient fait les choses en grand.
En effet, autorisation officielle, convocation des autorités civiles, le maire du lieu et son épouse, Blidéenne de naissance, sont venus honorer l’incontournable apéritif à 12h30 avec une « kémia » pantagruélique qui a longtemps monopolisé les énergies.
Mais surtout, le lieu réservé était béni des Dieux, puisque la pinède ombragée mourrait sur la plage, dès que l’on sortait de ses frondaisons, on se retrouvait sur la sable blond à une vingtaine de mètres de notre chère Mare Nostrum ou Méditerranée pour faire moins littéraire. On se serait presque cru à Sidi Ferruch au temps de la belle et insouciante époque de notre jeunesse qui s’exposait au soleil de notre Algérie.
Il n’y en avait que 128 d’inscrits sur le cahier d’écolier soigneusement calligraphié de France Domenech, qui tient méticuleusement à jour, les Saint-Eugénois qui vécurent de Raïsville à Baïnem en passant par Saint Eugène centre (mairie et gendarmerie), le Ravin, la Poudrière, Le Plateau, Jaïs, les Deux-Moulins, Bou-Amar (Les Horizons Bleus), La Vigie, la Pointe-Pescade, Bains-Romains. Mais en fait il y en avait plus de 150 présents et bien présents qui commencèrent par trouver que les ombrages de ladite pinède étaient quelque peu réfrigérants avec le petit mistrallet ambiant de cette matinée dominicale. On se retrouva bien vite au soleil, à même le sable, et il y en eut pour se mettre à l’eau.
Madame Berenguer versa même une petite larme d’émotion de retrouver tous ses voisins de l’époque, ses enfants au premier chef bien évidemment mais aussi Jacky, le fils de Fernand Trestour, le Boulanger qui faisait quasiment face à sa maison, et les autres tous, les autres, même Gilberte Dupuy de la Grand-Rive, venue en voisine, puisque son fils tient un restaurant au Lavandou. Elle avait dû abandonner son Jacky, cloué au lit avec un lumbago, et qui le regretta sans aucun doute
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Ceux du Plateau, dont votre serviteur en l’occurrence, prirent beaucoup de plaisir à se retrouver, et parmi eux certains que l’on n’avait pas revus depuis 50 ans, pas moins. Claudie Rees, née Sudaka, par exemple, ou bien Fabienne Bouron, née Podesta, qu’une inquiétante rumeur nous avait fait croire décédée. Or elle était là et bien là, mais surtout bien vivante et même en beauté, avec son époux Claude, comme elle professeur des écoles qui avaient longtemps vécu en Guyane puis en Côte d’Ivoire avant de revenir dans cette doulce France chère à Charles Trénet. Beaucoup d’émotions donc pour tout le monde et repas sympathique ensuite avec la litanie des souvenirs et des photos échangées, les appareils numériques, le nec plus ultra actuel de la technologie, crépitaient joyeusement pour immortaliser ces retrouvailles du cinquantenaire.
Ah, j’oubliais presque, il y avait aussi, une majorité de ceux qui étaient allés à Alger du 4 au 8 mai 2005, toujours sous la houlette de France et Serge Domenech, plus un Alain Hanana, dont chacun s’applique à nommer comme avant, Sid Ali, au grand dam de sa Toulousaine d’épouse et mère de ces deux filles. Il faut dire qu’il était avec André Turc, dit Dédé, partie prenant dans cette organisation à La Londe-les-Maures, où ils résident tous les deux. C’est eux deux qui avaient suggéré de situer dans cette pinède ce rendez-vous aux mille souvenirs. Quels beaux souvenirs vraiment…
Gérard STAGLIANO.









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